Après être passés 7 jours dans le sud du Costa Rica (voir le texte sur la région d’Ojochal), nous quittons pour nous diriger vers Samara. Après avoir beaucoup lu sur la route à faire, nous choisissons de contourner la baie de Nicoya, en passant par Puntarenas, puisque les routes ne sont pas tellement recommandables. Sur le chemin, nous faisons quelques arrêts incontournables : le pont aux crocodiles, les falaises gigantesques, les plantations de palmiers… La route se fait donc très bien. Quelques 20 km avant d’arriver au Flying Crocodile, nous quittons la route asphaltée pour une route de gravier parfois très périlleuse, mais oh, combien agréable, passage d’une rivière en 4X4 et de nombreux trous. Vous êtes avertis l’aventure se continue en pleine jungle! Gardez l’œil et les oreilles ouverts, la faune sauvage se donne en spectacle dans cette région, d’ailleurs, après la traversé de notre premier cours d’eau, non sans excitation, nous nous arrêtons pour quelques photos de notre exploit et avons réalisé que nous sommes observés par une colonie de singe hurleur à peine à 5m de nous. Je vous l’ai dit! Nous sommes en pleine jungle.

Premier arrêt…

Notre cabanas au Flying Crocodile
Notre cabanas au Flying Crocodile

Le Flying Crocodile est situé à 5 min de la mer (on l’entend, mais la végétation ne nous permet pas de la voir) et est à 20 minutes de Samara. Bel endroit pour profiter de la mer et de la plage, nous avons installé notre serviette au Gusto Beach afin de pouvoir profiter des chaises. Samara est plus touristique, mais nous étions pratiquement seuls en cette saison, mais pour profiter de la plage, c’est un bon compromis ce seront nos deux seules journées de plage du voyage. Un incontournable : Faire un tour d’ULM offert par un pilote allemand qui a ses pénates tout près du Flying Crocodile. Vue à couper le souffle, c’est une belle façon de voir du pays d’un autre angle.

À cette période, nous souhaitions voir la ponte de tortues à Ostional en théorie à 20 km de Samara. En pratique, il faut compter au moins 1h30 de route pour ce 20 km et dans des conditions extrêmes. La route est très difficile. Malheureusement, nous ne verrons pas de tortues vivantes que des œufs dévorés par les vautours et les chiens. Nous serions restés pour la nuit, mais comme la route était difficile et pas du tout éclairée, nous avons rebroussé chemin afin d’éviter la noirceur, une chance parce que nous avons dû traverser la dernière rivière en pleine nuit et c’est une expérience plutôt inquiétante, cool, mais stressante. Nous quittons la région de Samara après 3 jours de farniente sur la plage. Prochaine destination, le volcan Arenal.

Nous faisons un arrêt à Aqui au Las Pumas. Les animaux sauvages ce n’est pas ce qui manque au Costa-Rica, et ce, même sur le bord du chemin par contre, un arrêt s’impose dans ce merveilleux refuge d’animaux rescapés. Petit, simple, l’entrée sur le site est plutôt une contribution, le Centro de Rescate Las Pumas est un incontournable près de Canas. Vous désirez voir des félins de près, c’est l’endroit rêvé. Le personnel est avenant et souriant. Le tout est bien aménagé et agréable. Une halte idéale pendant une longue route. La visite prend à peine 1h00 et c’est pour une bonne cause. Pour la première fois de notre vie, nous avons pu entendre un Puma ronronner.

Nous reprenons la route pour faire le tour du lac Arenal par le nord. La route est sinueuse, longue, mais la vue est à couper le souffle. Un cône majestueux se laisse difficilement voir vers la fin de cette route, le volcan Arenal.

Deuxième arrêt…

Notre cabanas du Cerro Rancho Azul
Notre cabanas du Cerro Rancho Azul

Nous logeons 2 nuits au Cerro rancho Azul situé à 5 minutes de la Fortuna. Notre coup de cœur de cette région. 4 Petites cabanas coquettes avec vue sur le volcan et très peu chère. Les déjeuners nous sont préparés dans la maison familiale tout juste en face de nos cabanas. Absolument, charmant et surtout notre premier gallo pinto (petit déjeuner typique du Cost-Rica). L’accueil de cet endroit est tout simplement fabuleux, nous nous sommes tout de suite sentis bien. Tous les matins nous avions une vue imprenable sur le volcan toujours recouvert. Il semble qu’il faut être chanceux pour le voir complètement à nu. Sur cette petite route, 1 km plus loin le Rain Forest Chocolat Tour. Une magnifique activité pour découvrir les rudiments et l’histoire de la confection du chocolat. Comme il venait tout juste d’ouvrir, nous étions les seuls à profiter d’une visite et dégustation privée. Nous choisissons de faire de la tyrolienne dans la canopée (puisqu’avec le rafting, il semble que c’est l’activité par excellence au Costa-Rica) avec Ecoglide. Une expérience inoubliable et sensation forte garantie. Je ne suis pas du type peureux, mais je dois admettre qu’il y a un saut qui a laissé mon coeur en haut de la falaise.

Nous nous rendons également (puisqu’également incontournable) au Tabacon afin de profiter des sources thermales. Bien sûr c’est le grand luxe, mais après tout, qui a dit qu’on ne pouvait pas aussi en profiter? Magnifique site, les bains sont impressionnants et en harmonie avec l’environnement. Nous choisissons le forfait soirée avec le buffet inclus. Les installations sont dignes de mention, mais peut-être un peu trop pour moi. Avoir osé, nous serions aller sous le pont tout près. Il semble que nous avions accès aux chutes naturelles et gratuites. Au moment de quitter, le lendemain matin, le volcan nous a fait le cadeau de se découvrir, ce qui nous a permis un moment de grâce.

Troisième arrêt…

Notre hébergement au Poas
Notre hébergement au Poas

Nous quittons donc, en direction de Poas où nous avions prévu dormir au Caratata Del Toro dans les montagnes. À notre arrivée, seule la cuisinière est sur les lieux et nous montre notre chambre. Pas de fenêtre, pas de clim, pas de vie autour…pas envie de rester alors nous quittons. Nous profitons de l’occasion pour nous promener à Sarchi et découvrir les petits villages avoisinants. Il nous faut maintenant trouver un endroit ou dormir et faute de ressources, nous nous résignons à choisir le Poas Volcano Lodge sans aucun doute le plus cher de tous. Correct, mais sans plus pour le prix. Le lendemain matin, direction Volcan Poas ou nous assistons à un spectacle magnifique, les vents étant favorable, nous pouvons rester un bon moment sans se faire incommodé par les vapeurs toxiques du volcan. Une vue lunaire imprenable est possible après une petite marche.

Nous arrêtons également au Doka Estate afin d’y faire la visite guidée des plantations de café. Étant un grand amateur de café, je ne pouvais passer outre ce genre de visite, même si elle était organisée. Encore une fois, en raison de la basse saison, nous avons pu profiter d’une visite pratiquement privée. Expérience enrichissante, on en profite pour faire des provisions. Nous sommes en montagne et il fait très froid (autour de 15 degrés) alors que le matin il en fait 40. Il est assez difficile de trouver des endroits pour manger, plusieurs restaurants sont fermés, alors nous décidons de partir pour Alajuela une journée plus tôt. Nous nous rendons à San Josée, les urbains que nous sommes n’ont pas pu résister à aller se promener dans la ville. Malgré tous les commentaires négatifs, et c’est vrai que ce n’est pas très intéressant, nous sommes content d’y être allé. 23 juin : Retour à Montréal avec en tête toute la beauté du Costa Rica et l’envie d’y revenir très bientôt (pourquoi pas s’y installer un 2e chez soi?).

Si jamais vous aviez des questions sur cette destination, il me fera plaisir de vous éclairer et de vous partager mes conseils, n’hésitez pas.

*cet article fut publié initialement sur le site de blog and the city.

Commentaire(s)

commentaires

Write a Reply or Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *