Assis dans le parc Lafontaine, je relaxais. Les seules personnes que je croise sont, soit en patin ou à vélo ou encore en couple. Donc aucune chance de rencontre. Je m’y attendais. Quel imbécile penserait draguer dans un parc à 20h du soir? Euh…

Pourtant, elle était là. Seule aussi. Assise et relaxant, elle semblait lire un livre pour, sûrement, ses cours. Je suis supposé aller à une rencontre, mais je n’ai pas vraiment envie, plutôt aller prendre un verre avec elle.

Rousse et bouclée, je la vois me jeter des coups d’œil. Elle se sait épiée. Je ne peux pas faire autrement. Je reste là à écrire et elle, à lire. Chacun sur notre banc. Seul.

Je m’allume une cigarette et, se servant de cet argument, je présume, elle se lève et se rapproche de moi. Arrivée à ma hauteur, elle s’arrête et me demande :

– Est-ce que je pourrais t’en acheter une? Ça fait 2 jours que je n’ai pas fumé, mais ce soir j’en ai envie.

– À une condition, lui répondis-je, que tu la fumes en me faisant la conversation.

Je ne sais pas ce qui m’a pris de lui répondre ça, du tac au tac, mais elle accepta avec un sourire probant. Elle s’est assise à mes côtés et s’est approchée pour que je l’allume. Ce que je fis. Pour ma part, moi, j’étais déjà allumé, dans les deux sens.

Nous nous sommes mis à jaser. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais ce soir, j’avais de la conversation. Peut-être parce qu’inconsciemment, je savais que cette discussion n’allait durer que le temps d’une bouffée de fumée.

La cigarette terminée, je l’ai remerciée de cet interlude, mais, sans la voir venir, elle me demande si j’ai envie d’aller prendre un verre chez elle.

– C’est une excellente idée, j’accepte avec plaisir.

Pendant que nous nous dirigions vers chez elle, je sens sa main prendre la mienne. Sans rien dire, je la serre et souris en la regardant sourire à son tour.

Aussitôt arrivé chez elle, je la plaque doucement contre le mur et commence à l’embrasser. Elle répond par des caresses expertes et précises. Je lui déboutonne sa blouse afin de laisser sortir ses petits seins blancs qui étouffaient dessous. Mes mains se plaquent contre sa cuisse nue et remontent jusqu’à ses fesses. Elle ne porte pas de sous-vêtement. Mes doigts se font insistants entre ses jambes et, ne pouvant résister plus longtemps, elle m’entraîne vers sa chambre. Elle défait mon pantalon et me pousse sur son lit. Elle m’administre ses caresses orales de façon à ce que je perde la tête. J’en éjacule de plaisir.

– Tu as aimé? Me demande-t-elle après un certain temps, celui de reprendre mon souffle.

– Oui, bien sûr, qu’est-ce que tu crois? Ça n’a pas paru?

– Oui, justement.

– Tant mieux.

– Mais, tu sais que ce n’est pas simplement par plaisir que je t’ai emmené ici.

– Que veux-tu dire?

– Ben…, je charge 40$ pour une fellation.

– Quoi?

– Ben…, tu pensais à quoi?

– Tout, mais pas à ça en tout cas.

– Tu croyais que j’étais une fille facile?

– Non, mais tu aurais pu m’avertir avant.

– Je croyais que c’était clair.

– Ben non, justement. Ce ne l’était pas.

Je me suis levé. Me suis rhabillé et suis parti fâcher. Bien sûr, je l’ai payé, car je suis con comme ça. En marchant vers chez moi, je suis parti à rire en me disant que cette histoire infirmait la règle :

On peut se faire fourrer et en retirer du plaisir.

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