Une fin de semaine est parfois suffisante pour décrocher et partir loin de la ville. Plusieurs région s’offre à nous et je vous parle aujourd’hui de mon escapade d’une fin de semaine à Kamouraska cet été.

Comme nous étions à la dernière minute et que c’était la dernière fin de semaine de la construction, nous avons eu quelques difficultés à trouver une chambre pour les nuits de vendredi et samedi. N’étant pas tellement regardant sur la qualité, puisque nous ne passons pas notre temps dans la chambre, nous avons élargi notre champ de recherche et nous nous sommes éloignés de la région. Nous avons trouvé un gite à Saint-Alexandre de Kamouraska : Chez Diane. Chambre à 65$ dans un endroit calme et pas tellement champêtre, les photos sur le site ne donnait pas une véritable impression. Premier indice de bonheur, lors de notre appel aucune demande de carte de crédit ni d’heure d’arrivée n’ont été demandé. La confiance régnait. Cette impression s’est répétée lors de notre arrivée.

Chez Diane est une immense maison (à vendre d’ailleurs sur Proprio Direct) de deux étages. Les chambres à louer se retrouve dans un deuxième bâtiment derrière. Chambre avec salle de bain privé (c’est la seule contrainte que nous avions), frigo, micro-onde et même machine à café. Décor champêtre sans grande folie. Le lit double est tout de même confortable. Quelques bémols : la douche est vraiment petite, il n’y a pas d’espace, donc oubliez la joie, et le plaisir, d’être deux. L’éclairage de lecture aussi fait défaut et la télé, ben on en parle pas (dans notre cas, c’est un bien petit mal). Situé à seulement 15 minutes du village de Kamouraska, ce gite offre également la possibilité de manger sur place. Restauration complète que nous avons expérimentée seulement le matin de notre départ pour le petit déjeuner. Copieux et peu cher, cette cuisine familiale sans prétention fait du bien à l’âme.

Voulant profiter des berges du Saint-Laurent, nous avons roulé jusqu’à l’Isle-Verte et profité de quelques sentiers pédestre dans le Parc Kiskotuk, un endroit protégé pour le canard noir. De petites marches courte et agréable nous permette de découvrir les vieilles digues de la ville érigé en 1950, manger des framboises sauvages et admirer les canards se prélasser au soleil. Le village en soit n’est pas long à visiter mais permet tout de même un petit retour dans le temps avec ses vieilles maisons bien conservées. Sur le chemin du retour, un arrêt s’impose à la poissonnerie aux 3 Fumoirs. Poissons, fromages et moules fumés, bourgot mariné ou saumuré (la spécialité du coin) sont quelques produits que vous pourrez vous procurer. Des ensembles de différents produits est en vente dans un même emballage ce qui vous permet de ne pas perdre de temps à choisir si vous êtes comme moi, indécis. Notez qu’ils proposent des aliments sous vide facilement transportable et que si vous ne transportez pas votre propre glacière, ils vous en fourniront une avec de la glace.

Habituellement, lorsque nous voyageons, nous prenons les grandes routes jusqu’au plus loin et ensuite prenons les routes de village pour le retour, ce qui nous permet de mieux en profiter. La 132, aussi appelé à quelques endroits, la route des navigateurs est celle que nous avons allongée. Nous en avons d’ailleurs profité pour faire un arrêt sur la berge dans un endroit tellement tranquille que nous pensions être sur un terrain privé. Même si ce n’est pas la mer, ce recueillement fait un bien fou. L’air marin calme et ressource. À Kamouraska même, vous devez faire un arrêt chez Fumoir Lauzier. Petit repas simple et poissonnerie complète est disponible. Il faut également visiter le Jardin du Bedeau, petite épicerie fine très intéressante. À ne pas confondre avec le magasin général qui, à mon avis, ne mérite pas du tout l’arrêt.

Nous nous sommes retrouvés au restaurant l’Amuse-Bouche, endroit parfait pour profiter du coucher de soleil par un soir dégagé. Je ne sais pas si c’était une mauvaise journée mais nous avons eu droit à un très mauvais accueil de la part de la propriétaire, attente trop longue pour le service, nourriture pas très chaude, serveuse oubliant tout. Pourtant il n’y avait pas foule! Je suis quelqu’un de très patient de nature, mais cette fois, j’ai failli quitter tellement j’étais hors de moi. Malheureusement cette expérience a teinté ma critique sur Tripadvisor. À vous de voir si vous désirez l’essayer, mais prenez en considération que la facture est salée.

Les Alpagas d’Aldo (Aline et Dominique) est un incontournable de la région. Une visite s’impose (à peine 10$ par personne). Le propriétaire Dominique, nous explique l’élevage en détail et reste très disponible pour répondre à nos questions. Nous avons eu la chance d’être seul ce qui fait que nous avons eu droit à une rencontre privilégié avec la famille et le troupeau. Quelle belle bête et agréable à caresser. Bien sûr, il est difficile de quitter sans prendre une tuque ou une paire de bas fabriqué avec de la fibre d’alpaga (nous avons appris que nous ne pouvons pas appeler ça de la laine).

En bref, n’oubliez pas que vous n’avez pas besoin d’aller bien loin pour décrocher. Le Québec offre une pléiade d’endroit agréable à visiter. De plus, les routes gourmandes qui nous sont offertes sont tellement agréable, impossible de perdre du poids.

Et vous? Quelles sont vos régions préférées au Québec?

*cet article fut publié initialement sur le site de blog and the city.

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